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 EMDR

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

   Les initiales EMDR signifient Eye Movement Desensitization and Reprocessing c’est-à-dire "désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires".

 

 

     En effet la thérapie EMDR utilise une stimulation sensorielle bi-alternée (droite-gauche) qui se pratique par mouvements oculaires – le patient suit les doigts du thérapeute qui passent de droite à gauche devant ses yeux – ou alors un faisceau lumineux...

Il est également possible d'écouter des stimuli auditifs – le patient porte un casque qui lui fait entendre alternativement un son à droite, puis à gauche – ou tactiles – le thérapeute tapote alternativement les genoux du patient ou le dos de ses mains.

                            

     - L'origine de l'EMDR :

     Francine Shapiro, Ph.D., psychologue américaine de l’École de Palo Alto, a trouvé, en 1987 un moyen très simple de stimuler un mécanisme neuropsychologique complexe présent en chacun de nous. Ce mécanisme permet de retraiter des vécus traumatiques non digérés à l’origine de divers symptômes, parfois très invalidants. 

On peut ainsi soigner des séquelles post-traumatiques même de nombreuses années après.

     Depuis près de de 30 ans la thérapie EMDR a prouvé son efficacité à travers de très nombreuses études scientifiques contrôlées mises en place par des chercheurs et cliniciens du monde entier.

      Elle est principalement validée pour le trouble de stress post-traumatique (TSPT).  A ce titre, la thérapie EMDR est recommandée, entre autres instances publiques nationales et internationales, par :

  • La Haute Autorité de Santé depuis Juin 2007, pour l’état de stress post-traumatique (ancienne dénomination du TSPT) ainsi que pour les comorbidités* souvent associées *dépression, risque de suicide, dépendance vis-à-vis de drogues ou de l’alcool, etc. Cf. Guide-Affection de longue durée : Affections psychiatriques de longue durée, Troubles anxieux graves, page 17.

  • L’Organisation Mondiale de la Santé depuis 2013, cf. "Guidelines for the Management of Conditions Specifically Related to Stress, pages 37-39."

  • Un rapport Inserm de Juin 2015 fait un état des lieux de la validation de l’efficacité de l’hypnose et de l’EMDR 

   - A qui s'adresse la thérapie EMDR ? 

    A toute personne (de l'enfant à l'adulte) souffrant de perturbations émotionnelles généralement liées à des traumatismes psychologiques.

    Il peut s'agir de traumatismes importants et évidents tels que les violences physiques et psychologiques, les abus sexuels, les accidents graves, les incendies, les catastrophes naturelles, les situations de guerre et attentas....

Mais il peut s'agir aussi d'évènements de vie difficiles ou de petits traumatismes qui semblent passer inaperçus mais qui sont à l'origine de certaines émotions ou comportements inadaptés ou excessifs dans la vie quotidienne ( enfance perturbée, séparations, fausses couches et IVG, deuils, difficultés professionnelles, déménagements, etc...)

Ces perturbations émotionnelles s'expriment sous diverses formes : irritabilité, angoisse, cauchemars, tendance à l'isolement, état dépressif, comportement agité ou violent, douleurs physiques, somatisations, régression chez l'enfant...

     D'autres troubles psychologiques relèvent aussi, dans certains cas, de traumatismes récents ou anciens, parfois non conscients : dépression, addictions, troubles du comportement alimentaire, attaques de panique, phobies, troubles de l'attachement...

     Ces perturbations apparaissent quand notre cerveau est dépassé par un choc ou plusieurs chocs traumatiques et n'arrive pas à "digérer" les informations comme il le fait ordinairement. Il reste bloqué sur le ou les évènements, sans que nous en ayons conscience, et ce sont les vécus traumatiques non "digérés" qui sont sources de ces perturbations. Nous souffrons alors de Stress post traumatique (cf ci-dessous)

     

 

 

 

La thérapie EMDR permet de remettre en route les mécanismes naturels de traitement de l'information, et ainsi les traumatismes peuvent enfin être retraités (ou digérés), même de nombreuses années plus tard.

 

 

 

 

 

     - Qu’est-ce que le trouble de stress post-traumatique  ?

     Lorsque le psychisme est dépassé par un choc traumatique, notre cerveau n’arrive pas à traiter – ou digérer – les informations choquantes comme il le fait ordinairement. Il reste bloqué sur l’évènement, sans que nous en ayons conscience.

Ce sont ces vécus traumatiques non digérés qui creusent le lit de la pathologie, provoquant un trouble de stress post-traumatique et d’autres pathologies associées.

     Le trouble de stress post-traumatique se rencontre principalement chez les victimes d’évènements traumatiques civils survenant dans l’enfance ou à l’âge adulte – agressions et maltraitances physiques, psychologiques, et sexuelles, accidents, deuils, attentats, catastrophes naturelles – , mais aussi chez les militaires et civils victimes d’évènements traumatiques survenant dans le cadre de guerres et de conflits armés.
     

     Les événements à l’origine de troubles post-traumatiques peuvent être aussi des évènements de vie difficiles, qui n’ont pas été identifiés à l’époque comme potentiellement traumatiques car ils semblent avoir été surmontés, mais qui laissent des blessures émotionnelles pouvant être à l’origine de perturbations psychologiques ou de comportements inadaptés ou excessifs dans la vie quotidienne.

Cela peut concerner des difficultés familiales vécues dans l’enfance, des ruptures, des difficultés conjugales, des maladies et opérations, des interruptions de grossesse, des difficultés professionnelles, etc…

Les symptômes du trouble de stress post-traumatique :

Majoritairement les perturbations s’expriment sous forme d’irritabilité, angoisses, cauchemars, remémorations et ruminations à propos du vécu traumatique, tendance à l’isolement, état dépressif, comportement agité voire violent, douleurs physiques, somatisations, régression et/ou répétition des violences chez l’enfant, …
L'installation du trouble peut entraîner dépression, addictions, trouble du comportement alimentaire, attaques de panique, phobies, …

 

L'EMDR ouvre également sa pratique vers d’autres problématiques que le trouble de stress post-traumatique, telles que :

- anxiété,

- dépression,

- souvenirs perturbateurs,

- problèmes relationnels,                       

- manque de confiance en soi

- dépendances,

- troubles alimentaires, etc.

     - Comment se passe une séance de traitement EMDR ?

     Des séances de préparation préalables :

Du fait de l’effet puissant de cette thérapie sur le psychisme du patient, une préparation est indispensable. Les entretiens préliminaires permettent de :
–    construire une relation thérapeutique de confiance avec son praticien ;
–    identifier avec lui une problématique actuelle susceptible d’être traitée en EMDR, puis les souvenirs traumatiques à l’origine de ces difficultés ;

 

     Un processus de traitement conscient :

Les souvenirs perturbants identifiés sont ensuite retraités, un à un, lors des séances, à l’aide des stimulations bilatérales alternées. Il faut parfois plusieurs séances pour traiter un seul souvenir. 

Le processus psychique de traitement activé par la méthode est un processus conscient. Il correspond à ce que fait naturellement notre cerveau quand il ne se bloque pas.


     Au début, le praticien demande au patient de se concentrer sur le souvenir traumatique, en gardant à l’esprit les aspects sensoriels les plus perturbants (image, son, odeur, sensation physique), ainsi que les pensées et ressentis actuels négatifs qui y sont associés.
Le praticien pratique alors des séries de stimulations bilatérales alternées rapides; entre chaque série, le patient dit ce qui lui vient à l’esprit ; il n’y a aucun effort à faire pendant la stimulation pour obtenir tel ou tel type de résultat, l’évènement se retraite spontanément et différemment pour chaque personne selon son vécu, sa personnalité, ses ressources, sa culture.

     Pendant qu’il effectue des mouvements oculaires, le patient ne doit pas analyser la situation, mais seulement évoquer les sensations telles qu’elles lui parviennent, sans jugement et sans effort.

Au fur et à mesure du processus, la perturbation liée à l’évocation du souvenir traumatique diminue peu à peu, ce qui permet d’apaiser les pensées et les émotions. Celles-ci se transforment habituellement petit à petit jusqu’à créer un sentiment d’acceptation face à ce qu’on a vécu.
     Le praticien continue les stimulations jusqu’à ce que le souvenir ne génère plus de perturbations mais soit mis à distance, ait perdu sa vivacité. Jusqu'à ce que le souvenir de l'évènement ne soit plus source de perturbations mais soit associé à des ressentis calmes.

     Ensuite, toujours avec des stimulations bilatérales alternées rapides, il aide le patient à associer à ce souvenir une pensée positive, constructive, pacifiante, et à évacuer d’éventuels restes physiques désagréables.

     Pendant une séance d’EMDR, le patient peut traverser des émotions intenses, mais, dès la fin de séance, ressent généralement un net soulagement.

                                                                       L'EMDR permet de remettre en route les mécanismes naturels de traitement de l'information

                                                                                         Le souvenir traumatique est alors débloqué et intégré. Le cerveau est libéré.

     - L'EMDR dans les médias :

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